Assalam alaykoum wa rahmatoullah wa barakatouh
Bismillah Er Rahmane Er Rahime
Le Prophète a dit "si vous saviez ce que je sais vous ririez peu et pleureriez beaucoup"
Néanmoins, ses larmes n'étaint pas toujours des larmes de crainte d'Allah, ses pleurs étaient parfois de simples larmes de tristesse à la perte d'un être cher, des larmes de miséricorde, de compassion et de languissement.
Des larmes pour ses parents
Le Prophète n'a jamais connu son père, mort avant sa naissance. Plus tard après la révélation il visita la tombe de son père à Médine et pleura toutes les larmes de son corps. À son retour, il dit: «J'ai pleuré pour mon père et j'ai imploré Dieu pour qu'Il le pardonne.»
Les larmes lors de la mort de ses enfants et petits enfants
D'après Ibn 'Abbas : " L'Envoyé de Dieu prit sa fille mourante, la porta sur son flanc, et la mit devant lui, puis elle mourut devant lui. Oum Ayman poussa un cri. Le Prophète dit : Est-ce que tu pleures ainsi devant le Messager de Dieu ?
-Ne te vois-je pas pleurer toi-même, dit-elle ?
-Il ne s'agit pas de pleurs, mais de miséricorde. Tout va bien pour le croyant, quelle que soit la situation. Lors de sa mort, son âme est extraite entre ses flancs alors qu'il loue Dieu, Puissant et Majestueux. "
Anas ben Mâlik a dit : " Nous assistâmes à l'enterrement d'une fille de l'Envoyé de Dieu et celui-ci était assis au bord de la tombe. Je vis ses yeux en larmes.
L'imam Boukhari rapporte qu'Anas dit :
"Nous sommes allés, le Prophète et moi, voir Abou Youssef, le mari de la nourrice de Brahim, fils du Prophète . Ce dernier prit son enfant dans ses bras, le baisa et le flaira. Nous sommes allés encore une autre fois, mais l'enfant était agonisant. Les yeux du Prophète se mirent à verser des larmes. Abderrahmane Ben Aouf lui dit : « Toi aussi, Prophète de Dieu, tu pleures ! » "Ben Aouf", dit le Prophète , "ce sont des larmes de miséricorde"
Ensuite, il dit :
"Les yeux versent leurs larmes, le coeur s'afflige, mais nous ne disons que ce qui plait à Dieu. Nous sommes bien tristes de ta perte, Brahim !"
Nous étions chez le Prophète lorsqu'un messager vint de la part d'une de ses filles le chercher et lui annoncer que le fils de celle-ci était à l'agonie. S'adressant au messager, le Prophète lui dit: "Retourne vers ma fille et annonce-lui que tout ce qu'Allah prend ou donne Lui appartient, qu'Il a fixé un terme pour toute chose et exhorte-la à se résigner et à compter sur Allah." Le messager revint et lui dit : - Elle t'adjure de venir la trouver. Aussitôt le Prophète se leva et se rendit chez elle, accompagné de Sa`d ibn `Ubâda et de Mu`âdh ibn Jabal, et de moi-même, reprend 'Usâma. Quand il arriva, on lui remit l'enfant qui agonisait. Quand le Prophète eut les larmes aux yeux, Sa`d lui dit: "O Envoyé d'Allah, qu'est-ce que c'est?". - "C'est, répondit-il, de la miséricorde qu'Allah a placée dans le c½ur de Ses adorateurs. Allah n'est Miséricordieux qu'envers ceux de ses esclaves qui le sont eux mêmes. »(Rapporté par Al Boukhari).
Les larmes lors de la mort de ses compagnons
'Aïcha a relaté que le Prophète embrassa 'Othmân ben Mazh'oun mort ; il pleurait alors [ou, dit-le transmetteur dans la chaîne du hadith : les larmes coulaient de ses yeux],
Quand Ja'far ibn Abi Talib (que Dieu soit satisfait de lui) fut tué pendant la bataille de Mou'ta , sa femme Asmà' Bint Oumais qu'Allah soit satisfait d'elle dit : « le Messager d'Allah entra chez moi et appela les enfants de Ja'far ?. Je le vis les embrasser en versant des larmes. Je lui dis : '' O Messager d'Allah as-tu appris quelque chose concernant Ja'far ? Oui, dit-il, il a été tué aujourd'hui.'' on se mit à pleurer et ensuite il revint et dit : « préparez à manger pour la famille de Ja'far, car ils sont préoccupés par l'évènement. » (Rapporté par Ibn Saad, At-Tirmidzi et Ibn Màjah ; At-Tirmidzi a dit : ce hadith est authentique).