SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI

Le Saint Qouran fait mention par quelques versets au sujet du sacrifice, Allah dit: “Nous lui fîmes donc la bonne annonce d'un garçon (Ismail) longanime”. “Puis quand celui-çi fut en âge de l'accompagner, (Ibrahim) dit: “ O mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler. Vois donc ce que tu en penses”. (Ismail) dit: “O mon père, fais ce qui t'es commandé: tu me trouveras, s'il plaît à Allah, du nombre des endurants”. “Puis quand tous deux se furent soumis à l'ordre d'Allah et qu'il l'eut jeté sur le front,” “Voilà que Nous l'appelâmes “Ibrahim!” “Tu as confirmé la vision. C'est ainsi que Nous récompenserons les bienfaisants”. “C'était là certes, l'épreuve manifeste”. “Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse.” (S:37/V:101à107)

Qourbani.
C'est le “Sacrifice d'Ibrahim qui fut pratiqué par le Prophète Mouhammad  et qui fut rendu obligatoire (Wâdjib) aux musulmans qui ont les moyens”. Plusieurs Hadice rapportés par des Sahaba (RA) à ce sujet nous montrent clairement l'importance du Qourbani.

Nous essaierons de donner un aperçu des différents aspects de ce grand acte de dévotion.

Sur qui le Qourbani est Wâdjib (obligatoire).
Le Qourbani est Wâdjib sur une personne qui s'acquitte de la Sadqatoul-Fitr. S'il y a un mineur au sein de la famille et qu'il est riche, il n'est pas nécessaire de faire le Qourbani pour lui en se servant soi de sa propre richesse ou celle du mineur. Mais si le Qourbani est fait pour le mineur, on ne doit pas puiser de sa richesse, et un tel sacrifice sera considéré comme nafil. Le Qourbani n'est pas obligatoire sur le voyageur.

Quand faut-il faire le Qourbani ?
Le Qourbani se fait le 10ème, 11ème et 12 ème jour du mois de Zoul-Hidjah. Mais il est recommandé d'accomplir le Qourbani le 10 ème Zoul-Hidjah après la Salah de Ide.

Les règles à observer.
Il est préférable que l'on sacrifie l'animal de ses propres mains. Si quelqu'un ne sait pas s'y prendre, il peut permettre à quelqu'un d'autre de le faire à sa place.
Il est recommandé d'être présent au moment du sacrifice. Cela s'applique également aux femmes qui doivent en cette occasion observer et conserver le voile, pardah.
Sept personnes peuvent s'associer pour faire le sacrifice d'un b½uf ou un chameau. La part de l'une d'elle ne doit pas être moins de 1/7 de l'animal sacrifié. L'intention des sept personnes doit être le Qourbani ou le Aquîqa. Si la part d'un des associés est moins de 1/7, le Qourbani des six autres ne sera pas accepté. Si les sept personnes s'associent, il n'est pas permis à l'une d'entre elle de faire le partage, selon sa décision. La viande doit être pesée et divisée équitablement. C'est un péché de prendre plus que ce que l'on doit recevoir. La meilleure chose est que tout le monde reçoive une part égale.
Le cabri acheté pour le Qourbani doit être âgé d'un an ou plus. Dans le cas contraire, le sacrifice ne sera pas valable. Le taureau acheté pour le sacrifice doit être âgé de deux ans ou plus.
Si un mouton est âgé de moins d'un an, mais qu'il soit si gras qu'on n'arrive pas à le distinguer parmi ceux âgés d'un an, un tel mouton sera accepté pour le sacrifice.

Les défauts de l'animal :

La queue : Si un 1/3 ou plus est coupée le Qourbani ne sera pas accepté. Si moins d'un tiers est coupé le Qourbani sera valide.
L'oreille : Si seulement une oreille est complètement coupée ou si l'animal n'a pas d'oreille par nature, le Qourbani ne sera pas accepté. Si l'animal a de petites oreilles par nature le qourbani sera accepté.
Les dents : Si tous les dents ou la majorité des dents manquent, le qourbani ne sera pas accepté. Si la plupart des dents sont présents et que l'animal peut mâcher et ruminer, le qourbani est accepté.
Les yeux : Si l'animal est borgne ou aveugle ou les deux yeux sont présents mais 1/3 de la vision est manquante, le qourbani ne sera pas accepté.
Invadilité : Si l'animal ne peut pas se mettre debout en marchant, le Qourbani ne sera pas accepté. Si l'animal peut marcher ou paître ou se rendre à l'endroit de l'immolation, le qourbani sera accepté .Si l'animal marche avec 3 pieds, le Qourbani ne sera pas accepté sauf s'il arrive à poser le 4 éme pied sur le sol et à se traîner, dans ce cas, le Qourbani sera accepté.
Les cornes : Si les cornes sont cassées partiellement ou l'animal n'a pas de cornes par nature, le Qourbani sera accepté. Mais si les cornes sont cassées jusqu'à la moelle de l'os, le Qourbani ne sera pas accepté.
Si après l'achat d'un animal pour le sacrifice, on constate qu'il y a quelque défaut qui rend le sacrifice inacceptable, un autre animal doit être acheté et sacrifié.

Comment procéder au Qourbani ?
Il est recommandé à la personne qui a l'intention de faire le Qourbani de ne pas se raser ou couper les cheveux, tailler ses ongles du 1er jour de Zoul-Hidjah jusqu'au Qourbani. Il est d'ailleurs aussi recommandé à la personne concernée par le Qourbani de rester en état de jeûne (sans manger, ni boire) du réveil du matin jusqu'après le Qourbani et de manger un morceau de viande de la bête sacrifiée pour rompre son jeûne si cela est possible.
Avant le Qourbani, il faut donner à manger et boire à l'animal.
Il faut utiliser un couteau bien aiguisé pour ne pas causer de souffrance à l'animal durant l'immolation. On ne doit pas aiguiser un couteau devant l'animal.
Celui qui tue l'animal ne doit pas couper plus que quatre veines de son cou et il est obligatoire de couper 3 veines de l'animal. Aussi il n'est pas permis de piquer la moelle épinière.
Après l'immolation, il ne faut pas éplucher la peau ou couper d'autres parties du corps de l'animal aussi longtemps que celui-ci n'est pas complètement mort.
Avant de passer le couteau sur le cou de l'animal pour l'abattage, celui qui fait l'immolation se met debout en ayant la figure tournée en direction de la Kaaba et lit le Douah suivant:
"Inni wadjahtou wadj hiya lillazi fatarassamâwâti wal arda hanifa wamâ ana minal mouchrikîne.
“Inna swalâti wa nousouki wa mah yâya wa mamâti lillahi rabbil âlamîne.”
“Lâ charîka la hou wa bizâlika oumirtou wa ana minal mouslimîne”.
Traduction: “Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a crée (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés.”(S:6/V:79)
“Dis: En vérité, ma Salah, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. (S:6/V:162) A Lui nul associé ! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre.”(S:6/V:163)
L'animal est allongé au sol, sur son côté gauche de façon à ce que son museau soit face au Quiblah et la personne qui va accomplir l'immolation pose son pied droit sur l'épaule de l'animal et elle dit:
« Oh Allah, ceci est pour toi et il vient de toi Au nom d'Allah le Très Grand ».
En disant ces mots, la personne fait le Halal de l'animal en coupant les veines du cou de la bête. Tout de suite, pendant l'immolation, ceux qui sont présents récitent le Takbîr (les femmes à voix basse). Si une personne fait son propre Qourbani, il dit: “Allahoumma Taqab bal minni kammâ taqabbalta mine habîbika Mouhammadin wa khalîlika Ibrahima alayhimas salam”
Traduction: “Oh Allah ! Accepte (cela) de moi. Comme tu as accepté (celui) de ton Bien-Aimé (Prophète) Mouhammad  et (celui) de ton cher ami Ibrahim  .”
Et si une personne fait l'immolation de l'animal de quelqu'un d'autre, il ne dit pas “minnî” mais il dit “mine” (...) et il cite les noms des personnes qui ont pris part au Qourbani.
Concernant la viande provenant du Qourbani.
La personne à l'intention de laquelle le Qourbani a été fait, a le droit de manger la viande et d'en faire aussi manger aux croyants. C'est préférable de diviser la viande en trois parties: pour les pauvres, pour les parents, voisins et amis, pour sa propre consommation. Il est recommandé de distribuer la viande provenant du Qourbani aux musulmans, surtout aux pauvres. La viande provenant du Aqîqah ou du Qourbani n'est pas commune, c'est un acte d'adoration. (Règles selon le rite Hanafite)
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# Posté le jeudi 28 décembre 2006 04:40
Modifié le jeudi 28 décembre 2006 05:25

SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI

SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI
Quelques Questions abordées:

Quel animal peut être sacrifié à l'occasion de la fête du sacrifice de Ibrahim  ?
Y a-t-il un animal préféré pour le sacrifice dans l'Islam ?
Est t-il vrai que le sacrifice du boeuf n'a aucune vertu particulière dans l'Islam

Réponses :

On distingue trois catégories d'animaux qu'il est permis de sacrifier à l'occasion de la fête du sacrifice de Ibrahim  :
Les bovins : le b½uf, la vache et le buffle.
Les caprins : cabris, chèvres et ovins aussi.
Les camélidés : chameau, chamelle, dromadaire.

*Pour ce qui de l'animal préféré, les avis divergent selon les écoles de jurisprudence ; mais il serait judicieux de connaître ceux des écoles prédominantes à l'Ile de la Réunion.

On retrouve deux écoles en majorité, l'école hanafite chez les indiens d'origine et l'école châfi'ite chez les mahorais et comoriens d'origine.

Chez les hanafis, l'animal préféré pour le sacrifice est celui qui a le plus de viande ; tel est l'avis de l'Imâm Abou Hanifa.

Voici les précisions suivantes : "Si les deux animaux sont au même prix, le meilleur est celui qui a le plus de viande; et si les prix diffèrent, celui qui est de meilleure qualité est préféré. "

*Chez les châfi'is, le chameau est meilleur; vient ensuite le boeuf (ou la vache), le mouton et enfin le cabris. Ce choix est basé sur la quantité de viande perçue chez l'animal, la règle étant "le meilleur est celui qui rapporte le plus de viande" mais aussi afin de pouvoir faire preuve de plus de générosité envers les nécessiteux.

*Rappelons au passage une chose : un gros animal est meilleur qu'un autre moins gros, cette règle unanime chez les juristes musulmans est basée sur un verset du Qour'âne : En parlant des animaux pour le sacrifice, Allah dit : " Et quiconque exalte les injonctions sacrées d'Allah, s'inspire en effet de la piété des c½urs." (verset 32 / chapitre 22).

* Le Compagnon du Prophète Mouhammad  Ibne Abbâs  –célèbre exégèse- dit que l'exaltation signifie ici "la grosseur et la beauté de l'animal."

*Il n'est pas correct de dire qu'il n'existe aucune vertu particulière d'offrir un b½uf en sacrifice. Le Qour'aan dit clairement que le sacrifice du b½uf est un symbole de l'Islam. Allah dit :
"Et Nous vous avons désignés des Boudna pour certains signes distinctifs de l'Islam."
(verset 36 / chapitre 22)
*"Boudna" signifie littéralement "un gros animal, cad le chameau et le b½uf (ou la vache)." On retrouve cette explication dans une tradition authentique dans laquelle Le Compagnon du Prophète Mouhammad  Djâbir dit que le Prophète Mouhammad  nous a enseigné de prendre sept parts dans un "Boudna".
Un homme lui demanda: "Et dans le b½uf ?" Il répondit : " Le b½uf fait partie du Boudna."(Cette tradition est citée dans la compilation de tradition prophétique authentique de l'Imam Mouslim)

*"signes distinctifs de l'Islam" signifie les actions et les rites propres aux musulmans, qui les différencient des non musulmans, comme le sacrifice d'un animal, auquel il est fait allusion dans le verset présent.

*On retrouve aussi dans les traditions authentiques la pratique du Prophète Mouhammad  et de ses compagnons, qui montrent qu'ils égorgeaient aussi le b½uf.

*Le Compagnon du Prophète Mouhammad  Djâbir  dit : "L'année de Houdaybiyyah (an 7 de l'Hégire), nous avons égorgé, avec le Prophète Mouhammad  le chameau et le b½uf, chaque animal de la part de sept personnes."
(Cette tradition est citée dans six des compilations de tradition prophétique les plus authentiques)

*Le Compagnon du Prophète Mouhammad  Djâbir dit : "Le Prophète Mouhammad égorgea un b½uf pour ses épouses à l'occasion du pèlerinage d'Adieu (an 9 de l'Hégire). (Cette tradition est citée dans la compilation de tradition prophétique authentique de l'Imam Mouslim)

*Le Compagnon du Prophète Mouhammad  Abou Hourayra  rapporte : "Le Prophète Mouhammad  égorgea un b½uf pour ses épouses qui avaient accompli avec lui la Oumra (le petit pèlerinage)."
(Cette tradition est citée dans la compilation de tradition prophétique authentique de l'Imam Abou Dâoud)

Synthèse : Il apparaît d'après les écrits ci-dessus que le b½uf n'est pas seulement permis mais aussi recommandé car le meilleur animal à sacrifier est celui qui celui qui a le plus de viande. Le chameau n'est pas sur le marché réunionnais, le b½uf est donc l'animal qu'il est préférable d'égorger. Mais il est tout à fait permis d'égorger les autres animaux cités plus haut.

De plus, les récompenses sont augmentées par rapport à la beauté et la grosseur de l'animal.
Rappelons enfin que l'égorgement doit être fait selon les règles d'hygiène et sanitaire légales du pays. Ainsi, le sacrifice est une fête qui doit être fêtée dans le respect des règles, afin que le symbole de l'islam puisse perpétuer.

Al Fiqhoul Islami V.4 / P. 2710, Dr Wahba Zouheyli,
idem
idem
idem
Commentaire du Coran de Djalâlaine P.282, numéro 17


ETUDE RITUEL DU SACRIFICE

La connaissance profonde de la science peut fournir des explications justifiées à certaines questions comme "Pourquoi la Chari'a a rendu certaines choses illicites (harâm) et d'autres licites (halâl)" ? Cette règle générale de la Chari'a est : "Ce que la Chari'a a interdit est nocif, et ce qu'elle a permis est pur, sans danger, salutaire et utile."

Le Qour'aan dit : "Ils t'interrogent sur ce qui leur est permis. Dis : Vous sont permises les choses bonnes et pures ..." (Sourah 5 / Verset 4)

Cette règle de la loi islamique peut être jugée sur des critères empiriques, qui ne s'appuient que sur l'expérience et l'observation. Par exemple, le Qour'aan a enjoint les musulmans d'égorger les animaux d'une manière prescrite ; utiliser une méthode autre que celle prescrite rend le fait de l'égorgement illicite (harâm) et interdit. Par conséquent, nous sommes obligés de réfléchir pourquoi une méthode spéciale d'égorgement a été prescrite dans la Chari'a.

Cette méthode précise est-elle juste une loi ou un principe scientifique ?

Une profonde étude révèlerait que la méthode islamique serait basée sur un mécanisme biologique spécial qui comporte plusieurs avantages. Nous savons que trois conditions sont requises pour égorger un animal:
• La personne qui égorge l'animal doit être musulmane.
• Le nom d'Allah doit être prononcé , avant que l'incision ne soit faite, en égorgeant l'animal, sa face étant tournée vers la Quiblah (vers Makkah, où se trouve la ka'bah).
• L'égorgement doit être pratiqué dans le cou, juste au-dessous de la glotte, tranchant la gorge et l'½sophage, la veine jugulaire et l'artère carotide sans couper la moelle épinière.
En plus de ces trois conditions précitées, la personne qui coupe l'animal doit garder à l'esprit qu'elle ne doit pas dépecer la carcasse avant que les convulsions n'aient totalement cessées et que l'animal soit biologiquement mort. Le dépecer juste après l'avoir égorgé est vivement déconseillé dans l'Islam.
La méthode prescrite comporte plusieurs bienfaits : elle évite à l'animal des souffrances qui pourraient se produire par d'autres méthodes d'égorgement, dues à la contraction du muscle et l'arrêt de la respiration et des autres fonctions organiques. Dans la façon d'égorger l'animal selon la méthode islamique, la majeure partie des vaisseaux sanguins se trouvant dans le cou est coupée, ce qui produit un effet d'étourdissement immédiat. Ceci provoque une soudaine hémorragie du sang qui, en coupant l'approvisionnement du sang au cerveau, rend l'animal inconscient.
L'avantage de ne pas couper la moelle épinière (une des particularités de l'égorgement à la façon Islamique) est que le cerveau continue d'envoyer ses impulsions électriques vers le c½ur à une fréquence plus importante, demandant le sang. Le cerveau ne supportant pas un approvisionnement limité de sang, envoie des signaux d'avertissement au c½ur pour augmenter cet approvisionnement.
Ceux qui ont l'expérience d'égorger des animaux ont sûrement remarqué que immédiatement après l'égorgement, le sang sort doucement, mais ensuite gicle abondamment. C'est le résultat des impulsions électriques du cerveau vers le c½ur pour une demande urgente de sang. C'est la raison pour laquelle ces spasmes violents secouent l'animal; et ce dernier pompant le sang avec énergie accélère le processus d'hémorragie, jusqu'à ce que le sang soit vidé de son corps.
Le cerveau envoie continuellement des signaux au c½ur pour un plus grand approvisionnement de sang. Le c½ur obéit aux instructions du cerveau et n'envoie plus de sang vers la partie inférieure du corps afin de pouvoir pomper plus de sang vers le cerveau. Mais le conduit qui emmène le sang au cerveau est déjà coupé. Apparemment, les violentes convulsions qui résultent des contractions du muscle semblent être très douloureuses, mais en vérité, l'animal ne ressent rien car il est inconscient ; et les spasmes qui le secouent viennent en réponse aux fréquents messages du cerveau vers le c½ur qui demande plus de sang.
L'égorgement à la manière islamique profite un maximum au mécanisme naturel de l'abattage de l'animal :
En coupant la plus grande partie des vaisseaux sanguins sans pour autant couper le moelle épinière, le mécanisme du corps est utilisé pour vider la carcasse de son sang (particularité de la méthode islamique) et couper la conduite du sang vers le cerveau sans intervenir dans la liaison du cerveau au c½ur.
En égorgeant l'animal par une autre méthode que celle enseignée par l'Islam, le mécanisme naturel du corps ne travaille pas. Le vidage du sang n'est pas total et cela affecte sérieusement la couleur et le goût de la viande.
Il a été reconnu par des gens qui mangent aussi bien la viande licite (halâl) que illicite (harâm) que la première est bien meilleure en goût et en apparence que celle qui est illicite.
A part cela, la viande licite (halal) a une portée importante reconnue par les scientifiques.
Nous savons que le sang accomplit plusieurs fonctions dans le corps. Il apporte de la nourriture pendant son cycle pour nourrir les cellules de tissus et rejette les déchets après la consommation totale des composants nutritifs. Durant la circulation, le sang va aussi vers les reins qui le purifie pour une future utilisation . Ainsi le sang a plusieurs fonctions, autres que nutritifs. Deux chercheurs, Gucel et Erbil ont divulgué leurs recherches qui démontraient que le sang qui transporte la nourriture nourrit aussi les organismes responsables de la maladie. Ceux-ci ne montrent aucun système clinique dans un corps sain. Mais dès qu'ils sont séparés du corps, ces maladies qui voyagent dans l'organisme deviennent extrêmement nuisibles. C'est pour cette raison que la consommation de sang est interdite dans l'islam. En outre, le sang est le principal « élevage » de toute sortes de bactéries. Si la carcasse n'a pas été correctement vidée, ce qui se produit toujours lors d'un sacrifice pratiqué par une autre méthode que celle enseignée par l'Islam, il ne purifie pas la viande et devient dangereux pour la santé. Les convulsions de l'animal sacrifié est la méthode la plus rapide et efficace pour rendre la carcasse pure de toute maladie que transporte le sang.
Nous savons aussi que le Qour'aan interdit la consommation de la viande d'un animal qui meurt suite à un choc brutal. Il est dit : "Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ceux sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d'Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d'une chute ou d'un coup de corne, et celle qu'une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu'elle ne soit morte-. (vous sont interdits aussi la bête) qu'on a immolée sur les pierres dressées..." (Sourah 5 / Verset)

3)Les raisons médicales qui exposent le raisonnement des lois islamiques ont été étudiées par de nombreux chercheurs à travers des travaux indépendants. Leurs études ont révélé que lorsque les organismes vivants sont exposés à une peur intense, des hormones spéciales et chimiques se dégagent dans le corps et le sang. Mais ils causent aussi de nombreux dommages aux tissus, les rendant impropres à la consommation.
Dans le sacrifice islamique, les conditions de peur sont minimisées autant que possible. C'est pour cette raison que la Chari'a a énoncé un certain nombre de recommandations qui doivent être suivies pendant l'abattage.

• Le couteau ne doit pas être aiguisé devant l'animal
• L'animal ne doit pas être abattu devant d'autres animaux
• On doit donner à l'animal de l'eau à boire avant de le sacrifier
• Il doit être couché sur le coté, tiré et placé doucement sur son dos.
Toutes ces précautions tendent à réduire la peur de l'animal le plus longtemps possible.
Dans les méthodes modernes, les techniques mécaniques ou électriques sont utilisées pour produire une action violente qui a pour effet de paralyser l'animal. Ils disent que ces nouvelles techniques sont moins douloureuses comparées à celle enseignées par l'Islam. Mais cela est faux. L'animal paralysé ressent une terrible douleur et est effrayé, mais il ne peut exprimer ses émotions. Cela donne la mauvaise impression que l'animal ne souffre pas. Tandis que dans l'abattage islamique, on a l'impression que l'animal souffre énormément mais en réalité, il ne ressent rien car il est inconscient.
En plus de toutes les applications biologiques décrites ici, il y a plusieurs facteurs psychologiques qui entrent dans le rite islamique. Ils sont principalement associés aux deux premières conditions posées par la Chari'a que sont, la personne qui égorge doit être musulmane et le nom d'Allah doit être prononcé avant l'égorgement, la face de l'animal tourné vers la Quiblah. La raison de ces deux conditions est que la personne qui sacrifie doit être pleinement consciente qu'elle prend une vie avec la permission d'Allah pour une cause valable, approuvée par Allah. Cela est très significatif parce qu'autrement, de nombreux sacrifices peuvent diminuer le caractère sacré de la vie et introduire un déséquilibre dans la nature.
L'action de prendre une vie animale doit être exécutée avec beaucoup de soins et en pleine connaissance des lois islamiques.
# Posté le jeudi 28 décembre 2006 04:37

SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI

Message à l'occasion de 'Eid-oul-Adha

En ces jours bénis de Dhoul Hijjah pendant lesquels les musulmans du monde entier proclament haut et fort la grandeur d'Allah et plus particulièrement en ce jour de 'Eid-oul Akbar, il est du devoir de chaque croyant de se remémorer un prophète bien particulier, Ibrâhim , celui qui fut surnommé "le père des prophètes ".

Durant toute sa mission, Ibrâhim (alayhis a été éprouvé de différentes façons mais a toujours su passer lessalam) épreuves avec succès. Les quelques lignes qui suivent traiteront de quelques moments forts de sa vie et rappelleront les enseignements qu'on peut en retirer.

1.Le premier moment fort de sa vie fut lorsqu'il vit son père, dès son jeune âge, fabriquer des idoles, les vendre et les invoquer. Ibrâhim (alayhis salam) refusait cette façon d'agir et interrogea son coeur à la recherche de la vérité. Sa fitra (nature) ne pouvait accepter en aucun cas cette bassesse humaine alors que l'être humain était doué d'intelligence....Mais qui pouvait bien donc le guider ?
Il se mit donc en quête de la vérité. Le Qour'âne décrit en des termes bien clairs sa recherche de la vraie voie :

Quand la nuit l'enveloppa, il observa une étoile et dit :
"Voilà mon Seigneur!" Puis, lorsqu'elle disparut, il dit : "Je n'aime pas les choses qui disparaissent."

Lorsque ensuite il observa la lune en se levant, il dit : "Voilà mon Seigneur!"

Puis, lorsqu'elle disparut, il dit :
"Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes, du nombre des gens égarés."

Lorsque ensuite il observa le soleil levant, il dit : "Voilà mon Seigneur! Celui-ci est plus grand" Puis lorsque le soleil disparut, il dit : "Ô mon peuple, je désavoue tout ce que vous associez à Allah.

Je tourne mon visage exclusivement vers Celui qui a crée (à partir du néant) les cieux et la terre; et je ne suis point de ceux qui Lui donnent des associés." (Chapitre 6 / Versets 76-77-78)

Lorsque la foi pénétra son coeur et lorsqu'Allah le fit "de ceux qui croyaient avec conviction" (verset 75),
il adopta deux attitudes :

•Il se soumit totalement à Allah
•Il dénonça franchement les vices qui prévalaient dans la société

Le Qour'âne décrit encore ces deux attitudes :
Son peuple se disputa avec lui; mais il dit : "Allez-vous disputer avec moi au sujet d'Allah, alors qu'Il m'a guidé?
Je n'ai pas peur des associés que vous Lui donnez. Je ne crains que ce que veut mon Seigneur. Mon seigneur embrasse tout dans Sa Science. Ne vous rappelez-vous donc pas?

Et comment aurais-je peur des associés que vous Lui donnez alors que vous n'avez pas eu peur d'associer à Allah des choses lesquelles Il ne vous a fait descendre aucune preuve?
Lequel donc des deux partis a le plus droit à la sécurité? (Dites-le) si vous savez."(Chapitre 6 / Versets 80-81)
Chacun de nous devrait avant toute chose ancrer la certitude du pouvoir absolu d'Allah dans le coeur. Cela ne peut être accompli que par un effort collectif qui changerait toute une société.
En effet, Ibrâhim (alayhis salam) était une "Oummah parfaite" comme le décrit le Qour'âne (Chapitre 16 / Verset 120 ), c'est à dire qu'il incarnait à lui seul les qualités de bravoure et de courage de toute une société. Nous sommes "La Oummah" par excellence (Chapitre 3 / Verset 110 ) et il est de notre devoir d'acquérir ces mêmes qualités afin de poursuivre l'effort prophétique.

2. Le deuxième moment fort de la mission de Ibrâhim (alayhis salam) fut lorsqu'il invita Nemrod vers l'adoration d'un Dieu Unique. Là aussi, il parla franchement de la vérité en propageant la Kalima.
Cette dernière était ressentie comme une menace par l'élite et le peuple car elle s'opposait à un système complètement immoral, obscur et satanique.
L'hostilité de Nemrod se manifesta par un désir d'éradiquer le porteur de ce message. Ibrâhim (alayhis salam) fut donc jeté dans un feu; son seul crime n'était autre que cette déclaration : "Mon Rabb est Allah." Mais Allah ne délaisse jamais un serviteur obéissant et patient (Chapitre 2 / Verset 153 ) .
Il le sauva donc dans ce feu en ordonnant à ce dernier d'être froid et salutaire envers Ibrâhim (alayhis salam) (Chapitre 21 / Verset 69)

Aujourd'hui, nous avons à faire face aux mêmes défis et hostilités. C'est cette même kalima qui semble être une menace potentielle pour la société alors qu'elle nous invite tous, sans distinction raciale à une soumission totale à un Dieu Unique (Chapitre 3 / Verset 64 ) .
Et ces hostilités se traduisent à notre époque de différentes manières, dans différents endroits du monde. Chaque musulman se doit d'être patient et ne doit jamais baisser les bras car la promesse d'Allah est véridique (Chapitre 45 / Verset 32 ).

3. Le troisième moment fort de sa mission arriva dans sa vieillesse, lorsqu'il lui fut ordonné de sacrifier son fils. Isma'îl (alayhis salam) était le premier fils de Ibrâhim (alayhis salam) qu'il eut à un âge très avancé (86 ans d'après certaines versions).
On peut imaginer facilement l'attachement et l'affection qu'il avait pour Isma'îl (alayhis salam) à ce moment là. Sa soumission à Allah prédominant sur toute autre chose, Ibrâhim (alayhis salam) plaça le couteau sur le cou de son fils. Mais Allah n'est pas injuste. Il envoya un bélier du Paradis et l'animal fut égorgé à la place de l'enfant (chapitre 37 / Versets 100 à 110).

La leçon qu'on doit retirer de cette épreuve est le besoin de soumission totale et inconditionnelle de l'être humain aux commandements d'Allah. Il faut placer le couteau non seulement sur l'animal mais aussi sur notre coeur. Ibrâhim (alayhis salam) fit mourir ses désirs bien avant sa mort; il reçut en échange le titre de "l'ami d'Allah".

L'esprit de la commémoration du sacrifice d'Ibrâhim (alayhis salam) est d'enseigner à la Oummah que nous devons faire mourir nos désirs afin de connaître la vie. Les autres ne vivent que pour mourir alors que le musulman se doit de "mourir" afin de vivre tranquillement et éternellement.

Qu'Allah accepte nos sacrifices et qu'Il renforce notre certitude en Son Pouvoir et notre soumission à Lui. Amine .
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# Posté le jeudi 28 décembre 2006 04:34

SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI

SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI
Message à l'occasion de la fête du sacrifice.

Assalâmoualaïkoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouh

Dans un Hadith, il est rapporté du Prophète Mouhammad  qu'il a dit en ce sens que, parmi les gens, ceux qui sont les plus éprouvés sont les Prophètes d'Allah (alayhimous salâm), puis ceux qui sont les plus exemplaires ("al amthal") et ainsi de suite... ("Sounan Tirmidhi", "Hadith Hassan Sahîh" - Authentique)
Nous avons justement une manifestation frappante de ces propos du Prophète Mouhammad  dans le récit du sacrifice ordonné par Allah à Ibrâhim . Dans le présent article, je vous propose un bref rappel concernant ce sacrifice d'Abraham . Dans un premier temps, Incha Allah, on évoquera très brièvement le déroulement de cette épreuve, puis nous essaierons de voir, dans un second temps, quelques réactions que doit nous inspirer cet acte remarquable et mémorable...
Pour ce qui est du récit, que nous connaissons tous déjà plus ou moins, les sources musulmanes nous le relatent de la façon suivante:
Ibrâhim , après avoir tenté vainement de convaincre son peuple du rejet de l'idolâtrie et de l'attachement à la reconnaissance de l'unicité d'Allah, va finir par prendre la décision de quitter les siens et d'émigrer vers un lieu où il serait à l'abri des persécutions et où il pourrait s'adonner en toute quiétude et toute sérénité à l'adoration de Son Seigneur. Au moment de son départ, il va demander à Allah de lui accorder une pieuse progéniture. Son invocation est acceptée et il reçoit alors la bonne nouvelle de la naissance future d'un fils longanime ("halîm"), Ismaïl . Ibrâhim  va avoir ainsi son premier enfant, alors qu'il a déjà atteint un âge très avancé (86 ans, selon certains rapports). On peut aisément imaginer, dans ces conditions, quel est l'attachement et l'affection qu'il va éprouver pour ce fils (unique, à ce moment)...

C'est en gardant cela à l'esprit que l'on doit à présent considérer le rêve qu'il va faire quelques années plus tard:
Une fois, alors que Ismâïl  à atteint l'âge où il est mesure d'accompagner et d'assister son père (selon certains, il est alors âgé d'environ 13 ans), ce dernier voit en rêve (selon certaines Traditions citées par l'Imâm Qoutoubi r.a., il semblerait que cela s'est répété durant trois nuits consécutives...) qu'il est en train d'égorger son fils unique. Il comprend alors que c'est là un commandement qu'il reçoit de la part d'Allah:
En effet, le rêve d'un prophète est considéré comme étant toujours véridique ("Rou'yâ Sâdiqah"), et à ce titre, il constitue une Révélation divine ("wahiy") à laquelle le Prophète est obligé de se soumettre. (Ce point est explicitement mentionné dans un Hadith rapporté par Ibn Abbâs  et présent dans les "Sounan Tirmidhi"; on trouve également des propos allant en ce sens dans au moins deux narrations du "Sahîh Boukhâri".)

1 Cette injonction que Ibrâhim  reçoit à ce moment est une épreuve terrible de la part d'Allah... Il n'hésite néanmoins pas un instant à se soumettre à ce commandement divin, à l'instar de ce qu'il avait déjà fait des années plus tôt, lorsqu'Allah lui avait ordonné de laisser ce même enfant et sa mère dans une plaine aride et déserte (voir à ce sujet le verset 37 de la sourate 14 et le long récit détaillé qui est rapporté du Prophète Mouhammad  et qui est présent notamment dans le Sahîh Boukhâri).
Cependant, comme cet ordre divin ne porte pas seulement sur sa personne, mais touche aussi celle de son fils, Ismâïl , c'est pourquoi il lui fait part de son rêve...
2 C'est alors au tour de Ismâïl  de manifester l'intensité de sa foi, l'étendue de sa soumission envers Allah et son extraordinaire attachement à réaliser la volonté de son père. Dès qu'il prend connaissance du rêve, il est immédiatement prêt au sacrifice et proclame que, s'il s'agit là de la volonté d'Allah, alors, Incha Allah, il va faire preuve d'endurance.

Le père et le fils se mettent donc en route vers l'endroit où va avoir lieu le sacrifice (en l'occurrence la plaine de Minâ, proche de Makkah, comme cela est rapporté de Moudjâhid r.a., l'élève de Ibnou Abbâs ). Arrivé sur place, Ibrâhim  attache son enfant, suivant en cela la volonté de celui-ci. Après avoir aiguisé la lame, il l'allonge face contre terre (afin de ne pas croiser son regard, ce qui aurait amplifié sa peine- Réf: Propos de Ibn Abbâs , Moudjâhid ., Saïd Ibn Djoubaïr , et Adh Dhahâk, cités par Ibné Kathîr dans "Al Bidâya wan Nihâya") et commence à passer le couteau sur son cou.

Certains rapports relatent qu'à ce moment, Allah a empêché à la lame de trancher. D'autres évoquent la matérialisation d'une plaque de cuivre, faisant obstacle entre le couteau et le cou. En tous les cas, ce qui est sûr, c'est qu'Ismâïl  n'est pas blessé. La révélation divine vient alors apporter à Ibrâhim  la bonne nouvelle qu'il a passé avec succès l'épreuve et qu'il a bien matérialisé l'ordre donné en rêve. 3 Allah lui ordonne alors d'égorger à la place de son fils un bélier qui est envoyé du paradis (comme cela est rapporté de Ibn Abbâs  - "Al Bidâya wan Nihâya") en compagnie de Djibräil . Ibrâhim  saisit alors l'animal et l'égorge. (Les grandes lignes de ce récit sont évoquées dans le passage suivant du Qour'aane: Sourate 37 / Versets 100 à 110.)
C'est justement ce geste que nous, musulmans, avons reçu l'ordre de faire revivre tous les ans. Dans la jurisprudence islamique, l'emphase est bien mis sur le respect de ce rituel ("oudhiya"), au point où, les savants de l'école hanafite vont même jusqu'à considérer que l'"Oudhiya" est "wâdjib" (nécessaire) (pour celui qui répond aux critères définis).
Néanmoins, il faut bien souligner que le rituel du sacrifice ne se limite pas à égorger un animal, à consommer et à distribuer sa chair... Il ne s'agit pas seulement de reproduire des actes et des gestes physiques de Ibrâhim , sans s'imprégner des sentiments et du comportement qu'il a témoigné alors. Se soucier uniquement de l'aspect pratique de l'"Oudhiya" reviendrait à faire perdre son âme à cet acte important. En d'autres mots, ce que l'on doit commémorer, c'est aussi bien le geste que l'esprit du sacrifice d'Abraham . D'où l'importance de considérer les enseignements qui ont été mis en valeurs par les oulémas à partir de ce récit. Dans les lignes suivantes, je ne vais en citer que deux:
La première chose que nous enseigne le sacrifice d'Ibrâhim , c'est la soumission totale et inconditionnelle face aux commandements divins. En effet, Ibrahim  n'a, à aucun moment, cherché à se défiler face à ce qui lui avait été ordonné par Son Seigneur. Au contraire, il a manifesté une obéissance sans faille. Le message pour nous est clair: A partir du moment où nous avons foi en Allah, que nous Le reconnaissons avec tous Ses Attributs de perfection (entre autres, la Sagesse, la Justice, l'Equité, la Bonté, la Miséricorde, la Toute Puissance, la Propriété Ultime...), lorsque nous nous trouvons face à une obligation venant de Lui, nous n'avons d'autre alternative que mettre en application ce qui nous est ordonné, et ce, avant même de chercher à savoir si on peut trouver une explication "rationnelle" pour cette injonction divine. (Dans l'absolu, il est évident que tout commandement divin est porteur de Sagesse, étant donné qu'Allah est "Al Hakîm", le Sage par Excellence. Mais à notre niveau, avec nos facultés rationnelles et nos capacités de déduction et de perception si limitées, il serait vraiment prétentieux (et le terme est faible...) de notre part de conditionner notre soumission à Allah à notre "compréhension"... ) Il est vrai que, de nature, nous sommes animés par le désir profond de comprendre le "pourquoi" des choses en général, et, dans le domaine rituel en particulier, d'adopter une adhésion et une pratique "éclairées" (plutôt qu'un "suivi aveugle"); c'est pour cette raison que les oulémas se sont souvent efforcés de faire ressortir (à partir des références premières elles-mêmes, ou par effort de réflexion) les sagesses et les motivations qui sont liées aux devoirs religieux. Mais il faut être bien clair: Un(e) musulman(e) est avant tout et surtout soumis(e) face Allah. A partir de là, lorsqu'il est face à un ordre divin, s'il arrive à en saisir les motivations et les sagesses qui y sont liées, c'est très bien ("Noûroun 'alâ noûr" - "lumière sur lumière"); mais s'il n'arrive pas à cerner le "pourquoi" de la prescription, cela ne doit en rien influer sa soumission et son obéissance. Le sacrifice d'Ibrâhim  est également un appel vibrant de "Tawhîd", de la reconnaissance de l'Unicité d'Allah. Le qualificatif d'Ibrâhim donné par le Qour'aane est "Hanîf", qui signifie qu'il s'était détourné de toute autre chose pour se vouer exclusivement à Allah. A tel point qu'il ne tolérait pas que l'amour et l'attachement pour une créature (même s'il s'agit de son fils cher et unique...) dépasse (ou égale) son amour pour Allah. Voilà encore une qualité de Ibrâhim  de laquelle nous devons nous inspirer profondément. Attention, cela ne signifie pas pour autant que le "Tawhîd" implique que l'on ne doit pas aimer ses proches (et par extension, on ne doit pas être attiré ou attaché à tout ce qui est lié à la vie matérielle -"ad dounyâ") : L'amour pour les siens est naturel, et ce n'est certainement pas l'Islam, le "dîn-oul fitrah" (religion conforme à la nature primordiale), qui cherchera à étouffer ce sentiment. Par contre, ce que l'Islam condamne sévèrement, c'est qu'on laisse s'interposer cet amour entre nous et la soumission aux lois d'Allah. Violer les lois d'Allah pour des êtres humains (ou pour des intérêts matériels...), c'est quelque part élever ces créatures au stade de "divinités", et risquer de tomber ainsi dans le "Shirk" (association à Allah). Qu'Allah accepte nos sacrifices et qu'Il renforce notre Tawhîd et notre soumission.

Âmin Wa Allâhou A'lam ! Et Allah est Plus Savant !


________________________________________
Notes: 1- On pourrait se demander pourquoi une injonction si importante n'a pas été révélée à Ibrâhim  par l'intermédiaire d'un ange, comme ce fut le cas pour les autres commandements divins... L'Imâm Râzi r.a. explique que c'est peut être pour donner une occasion supplémentaire à Ibrâhim  de manifester devant l'Humanité l'étendue de sa soumission. En effet, n'ayant pas reçu d'ordre de façon explicite, il aurait bien pu essayer de trouver un échappatoire à cette épreuve en interprétant ce rêve d'une autre façon. Au lieu de cela, Ibrâhim  va s'empresser de mettre en application ce qu'il avait vu...

2- La question que l'on peut se poser ici est de savoir pourquoi Ibrâhim  n'a-t-il pas obéi et appliqué l'ordre divin immédiatement et pourquoi a-t-il consulté son fils en lui demandant son avis... A cette question, les oulémas répondent que s'il a agi ainsi, c'est dans le souci de faciliter la réalisation du sacrifice, aussi bien à lui même qu'à son fils: En effet, plutôt que de le saisir par surprise et de l'égorger violemment sous la contrainte, il va préférer le mettre au courant de l'ordre d'Allah, et lui donner ainsi l'occasion de se préparer pour cette épreuve...

3- Il est fort possible que Ibrâhim  a seulement eu la vision qu'il était en train de passer le couteau sur la gorge de son fils... et qu'il n'a pas vu si celui-ci a au réellement la gorge tranchée ou non...
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# Posté le jeudi 28 décembre 2006 04:32
Modifié le jeudi 28 décembre 2006 05:31

SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI

SPECIAL OUD-HIYA / QOURBANI
Quelles leçons devons nous retirer de la vie de Ibrâhim ?

Les lignes qui suivent sont le résumé d'un discours prononcé par Ml Bilâl I. Gangat à

l'occasion du jour de 'Eidoul-adha 2003 à la masdjid de St Pierre (Réunion)

Lorsque Ibrahim commença à prêcher le tawhîd (l'unicité de Dieu), il se trouva

confronté à un monde qui était plongé dans la tyrannie et la rébellion contre Allah.

Il eut l'audace de défier les icônes de la puissance et de dénoncer ouvertement la

fausseté, ce qui l'entraîna dans une lutte angoissante contre les barons de la duperie,

de l'incrédulité, du mal et de l'injustice. Il fut frappé d'ostracisme par son père,

banni de sa patrie, sa terre natale, jeté dans le feu de Nimroud et reçut des

menaces physiques pour avoir élevé l'étendard de la vérité.

Durant cette longue et angoissante lutte entre la vérité et la fausseté, à chaque

étape, Ibrahim  avait l'attitude d'un serviteur d'Allah, dévoué et obéissant, qui

bravait l'interminable flot d'oppression et de terreur. Il était devenu comme un

étranger dans sa propre maison, un réfugié dans son propre pays et un dissident

parmi l'élite religieuse. Raçouloullah  a déclaré :

« L'Islam commença d'une façon étrange, et il redeviendra étrange, bonnes nouvelles

aux Etrangers. »

A l'avènement de l'Islam, la péninsule arabique était plongée dans le Shirk, la

superstition, la violence, l'immoralité et l'oppression. Les enseignements de l'Islam et

son système de valeur semblaient contraires à la nature des gens, étranges,

incompatibles, dogmatiques et bizarres dans le contexte social, politique et

économique qui prédominait à l'époque.

Ceux qui acceptaient les enseignements de l'Islam étaient considérés comme des

étrangers et devaient payer un lourd tribut pour maintenir leur identité et

préserver leur foi. Allah dit : « Et ils (les Mecquois) s'étonnèrent qu'un avertisseur

parmi eux leur soit venu et les infidèles dirent : C'est un magicien et un grand

menteur. Réduira-t-il les divinités à un seul dieu ? Voilà une chose vraiment étrange

! » (Sourate 38, Versets 4 et 5)

Le Prophète avait prophétisé que l'Islam et les musulmans seraient de nouveau

soumis au même type de traitement. Les musulmans seront traités avec mépris, vu

comme des étrangers et considérés comme des gens rétrogrades, arriérés,

obscurantistes, inadaptés au contexte global des valeurs nouvelles. Les musulmans

auront de nouveau à faire face à des expériences comme Badr, Ouhoud, Hounayn et

Tabouk.

Tout ce qui se passe actuellement n'est qu'un prélude à cet assaut global qui se

prépare contre l'Islam et les musulmans. Combien de fois n'avons-nous entendu dire :
« either you with us or againts us. » (Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre

nous.)

L'image du musulman assoiffé de sang et de barbu fanatique est véhiculée à travers

les médias. Les musulmans eux-mêmes vont douter de leur passé et seront dans

l'incertitude quant à l'avenir. Les valeurs et les enseignements mêmes du Qour'aan

vont être remis en cause, ridiculisés et étiquetés fanatiques et dogme des

fondamentalistes.

Allah déclare : « Certes vous serez éprouvés dans vos biens et vos personnes ; et

certes vous entendrez de la part de ceux à qui le Livre a été donné avant vous, et de

la part des associateurs, beaucoup de propos désagréables. Mais si vous êtes

endurants et pieux ... voilà la meilleure résolution à prendre. » (Sourate 3, Verset

186)

Allâmah Shabbir Ahmad Ousmâni ® dit : « Dans ce verset, Allah s'adresse aux

musulmans en leur disant que plus tard, dans le futur, vous serez encore éprouvés

dans vos personnes et vos biens, vous aurez à faire beaucoup de sacrifices : tueries,

blessures, emprisonnement, maladies, perte des biens et disparition des proches, tel

est le lot de difficultés qui vous attendent.
Ce n'est pas tout. Vous entendrez aussi de la bouche des kaafirs des propos

désobligeants, malveillants, méchants qui vous feront souffrir et vous briseront le

moral (vous feront douter de votre religion). La solution et le remède à tout cela, ce

sont le Sabr (patience) et la Taqwa (piété). »

C'est par les épreuves qu'Il envoie sur l'homme qu'Allah fait apparaître clairement le

'Sabr' (la patience) qui est un des signes distinctifs du croyant. Ainsi on peut

distinguer le vrai croyant de l'hypocrite (mounâfiq), l'ami d'Allah de l'ennemi d'Allah.

Par ces épreuves, Il met en valeur la foi du véritable musulman, le 'sabr'(la patience)

qui est une de ses caractéristiques ainsi que la constance et la persévérance qui

font partie de ses excellentes qualités.

En même temps, Il dévoile l'hypocrisie du Mounâfiq qui, avec le voile da la foi sur le

visage, dissimule le koufr (la mécréance) dans le c½ur. Allah Ta'âla divulgue ainsi

l'Inconnaissable (ghaïb) que Lui Seul connaît.

Allah Ta'âla dit : « Allah n'est point tel qu'Il laisse les croyants dans l'état où vous

êtes jusqu'à ce qu'il distingue le mauvais du bon. Et Allah n'est point tel qu'Il vous

dévoile l'Inconnaissable. Mais Allah choisit parmi Ses messagers qui Il veut. Croyez

donc en Allah et en Ses messagers. Et si vous avez la foi et la piété, vous aurez alors

une énorme récompense. » (Sourate 3, Verset 179)

En commentant ce verset, Allâmah Shabbir Ousmâni ® écrit : « Comme le fait

d'accorder un délai, un sursis aux kaafirs qui vivent dans le bonheur et dans

l'aisance n'est pas un signe d'agrément divin, de même les difficultés et les

contrariétés qui peuvent arriver aux musulmans sincères (comme ce qui est arrivé

dan la bataille de Ouhoud), ne sont pas un signe d'aversion de la part du

Tout-Puissant.
Allah ne veut pas laisser les musulmans dans la confusion : Beaucoup de kaafirs

avaient accepté l'Islam par hypocrisie, pour pouvoir se mêler aux musulmans. Il était

alors difficile de les considérer comme des Mounâfiq en se basant uniquement sur

leurs apparences.
C'est pourquoi il était nécessaire qu'Allah crée des situations où on peut aisément

séparer le vrai du faux, la vérité du mensonge. Allah pouvait dévoiler les noms de

ces Mounâfiqs sans produire ces situations, mais Sa Sagesse ne permet pas qu'on

dévoile les secrets de l'Inconnaissable à tout un chacun. Allah choisit Ses Elus, Ses

Messagers pour leur donner un peu de ces connaissances. »

Le Qourbâni (Oudh-hiyyah) n'est pas un rituel froid basé sur une fable médiévale

antique. C'est une affirmation de la soumission totale aux commandements d'Allah.

Le véritable esprit de Qourbâni exige que vous vous aligniez avec ces Etrangers,

que vous embrassiez le Dîne de tout coeur même si c'est au prix de votre existence.

Le Qourbâni est un engagement constant au verset suivant : « En vérité, ma Prière,

mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. »

(Sourate 6, Verset 164)

Il n'est pas possible d'apprécier l'esprit du Qourbâni sans avoir fait un pas dans le

champ de bataille de la foi, sans avoir souffert pour la cause de la religion, sans

avoir passé par aucune étape de lutte dans le chemin d'Allah et sans avoir ressenti

un sentiment de douleur et d'angoisse.
Allah Ta'âla dit : « Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur,

de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. » (Sourate 2, Verset 155)

Nous devons réaffirmer notre engagement, ranimer, revivifier et revitaliser notre

Iman, et apprendre que ce Jour est un rappel alarmant que la vie du croyant est un

voyage rempli des difficultés, que les musulmans vont être traités comme des

lépreux sociaux, que l'Islam va être tourné en dérision et en ridicule.
Bienheureux sont ces Etrangers qui trouveront refuge auprès d'Allah et dans les

enseignements du dernier des prophètes Mouhammad
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# Posté le jeudi 28 décembre 2006 04:27
Modifié le jeudi 28 décembre 2006 05:30